Dans un pavillon discret entouré d’un grand jardin, près de la ferme des Gallets à Rennes, de jeunes adultes trouvent un cadre pour reprendre progressivement une vie sociale après une hospitalisation psychiatrique. Ce lieu est celui de MY ker, une structure qui accueille les 15-30 ans autour de la santé mentale, de l’entraide et de la construction d’un projet de vie.
Deux jours par semaine pour retrouver un rythme
MY ker propose des sessions de trois mois, limitées à 12 participants. La présence demandée est de deux jours par semaine, un rythme présenté comme suffisamment progressif pour des personnes qui peuvent parfois vivre repliées sur elles-mêmes et pour qui sortir de chez soi constitue déjà une première étape. Le dispositif vise ainsi l’après-hospitalisation, mais peut aussi être envisagé dans une logique de prévention.
Le programme associe salle de repos, cuisine et activités d’art-thérapie, de sophrologie et de médias. Les participants peuvent aussi travailler sur les questions liées aux traitements, à l’alimentation, à l’emploi et à leur orientation. Douze professionnels, parmi lesquels des infirmiers, un psychiatre et un psychologue, les accompagnent.
Dorian, 20 ans, originaire de Pont-Péan, explique avoir intégré MY ker en 2024 après une hospitalisation à l’hôpital Guillaume-Régnier. Il dit y avoir rencontré de nouvelles personnes, renforcé sa confiance en lui et retrouvé un rythme de vie grâce au groupe. Son témoignage illustre l’enjeu concret du dispositif : éviter qu’un jeune se retrouve seul chez lui à la sortie de l’hôpital et l’aider à reprendre progressivement des activités.

Un accompagnement vers l’autonomie et l’insertion
Chaque session prévoit également l’acquisition de connaissances sur la santé mentale et la réalisation d’un projet collectif. Les jeunes développent leurs ressources, apprennent à mieux se connaître et peuvent affiner une orientation personnelle ou professionnelle. L’objectif n’est donc pas seulement de proposer des activités, mais de soutenir la construction d’un projet de vie.
Melaine, 32 ans, à Rennes, témoigne aussi de l’effet du collectif après plusieurs hospitalisations liées à une maladie bipolaire de type 1. Selon elle, le groupe crée un « effet miroir » et évite de rester seule face à ses difficultés. Cette dimension d’entraide constitue l’un des principes mis en avant par MY ker, avec l’intimité et la confiance.
L’une des fondatrices de MY ker a conçu le dispositif après avoir connu une dépression et une sortie d’hôpital sans prise en charge globale. Elle a ensuite consacré une thèse à l’École des hautes études en santé publique à l’accompagnement des personnes souffrant de troubles de l’humeur, avant de lancer cette structure destinée à accompagner les jeunes dès le plus tôt possible.

Une prochaine session annoncée à l’automne
MY ker se situe au 24 avenue Pierre-Donzelot, à Rennes. La prochaine session est annoncée pour septembre ou octobre, avec 12 places. L’adhésion coûte 50 €, puis 360 € par session, sous réserve d’assiduité, pour 90 heures d’accompagnement.
Le jeune doit être volontaire pour intégrer le programme : une inscription décidée uniquement par les parents ne suffit pas. Les personnes intéressées peuvent contacter MY ker au 06 66 11 52 23 afin de se renseigner sur les modalités de la prochaine session.
Source: Rennes Ici
Contexte et actions A propos de cet article
Source et verification Sources et vérifications
Les informations ont été reprises et structurées à partir de l’article publié par Rennes Ici le 29 juillet 2026.
- Vérification du public accueilli et du format des sessions
- Vérification de l’adresse, du tarif et du nombre de places
- Vérification des témoignages et des modalités de présence
- Source
- Rennes Ici
- Portée
- Rennes
- Mis à jour
- 2026-07-29 10:10
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