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Une femme souriante aux cheveux courts tenant un panier en osier rempli de plantes.

Près d’Orléans, ce potager attire au-delà des légumes

Par la rédaction de jouerenduel.fr, d’après Orléans Métropole. Publié en 2026.

Au Pré du Petit bois, à Saint-Jean de Braye, les rangs de légumes ne racontent qu’une partie de l’histoire. On y vient aussi pour approcher les animaux, marcher, boire une tisane, participer à un atelier ou simplement laisser les enfants regarder ce qui pousse au fil des saisons.

Derrière ce lieu porté par l’association Graine de bonheur, Laura Guet installe une activité de maraîchage à son image : petite surface, légumes locaux, transformation en bocaux et temps de transmission. Son parcours tranche avec les trajectoires agricoles classiques, puisqu’elle travaillait auparavant comme designer numérique.

Du design numérique aux premières cultures en plein champ

Laura Guet ne venait pas du monde agricole. Sa reconversion, explique-t-elle dans le récit publié par Orléans Métropole, s’est construite par étapes : la naissance de son fils, la crise du Covid, une friche industrielle près de chez elle, puis plusieurs rencontres décisives.

Près d’Orléans, ce potager attire au-delà des légumes

Pour passer de l’idée au terrain, elle a suivi une formation afin d’obtenir le Brevet professionnel de responsable d’une activité agricole. Elle a ensuite pris contact avec TerrO, couveuse d’entreprises agricoles, et PES 45, qui assurent un cadre juridique, comptable et technique aux porteurs de projet.

Ses premières plantations datent d’avril 2025. Cette saison en plein champ lui a permis de tester son modèle : cultiver des légumes pensés pour l’apéritif, les transformer en bocaux et les vendre avec une sauce bio. L’objectif reste clair : proposer des légumes frais, locaux et prêts à l’emploi.

Le Pré du Petit bois mêle cultures, ateliers et nature

L’arrivée de Laura Guet au Pré du Petit bois s’inscrit dans une démarche plus large que la seule production maraîchère. Le site, situé à Saint-Jean de Braye, fonctionne comme un espace de découverte où les saisons rythment les activités.

Près d’Orléans, ce potager attire au-delà des légumes

Le public peut y retrouver des animations, des ateliers et des moments de rencontre autour du vivant. Pour Laura Guet, cette dimension est centrale : cultiver des légumes, les transformer et les vendre, mais aussi faire connaître des variétés anciennes, leurs goûts et leurs formes.

Le rapprochement avec Graine de bonheur s’est concrétisé à l’automne 2025, avant son installation sur place début 2026. Le Pré du Petit bois lui offre un cadre adapté à une agriculture de proximité, mais aussi à une pratique collective, moins isolée que le maraîchage mené seul.

TerrO et PES 45, un filet de sécurité pour tester l’activité

Le passage par une couveuse agricole a joué un rôle important dans cette reconversion. TerrO accompagne les projets agricoles en phase de test, tandis que PES 45 apporte l’hébergement juridique et comptable. Ce dispositif permet d’expérimenter avant de créer officiellement son entreprise.

Près d’Orléans, ce potager attire au-delà des légumes

Pour Laura Guet, cet accompagnement a aussi servi à mesurer la réalité du métier. Le maraîchage reste exigeant physiquement et moralement, notamment à cause des aléas climatiques. Une première saison complète lui a permis d’ajuster son projet, de confirmer son intérêt pour la transformation et de mieux cerner ses limites.

L’accompagnement arrive désormais à son terme, avec l’étape de rédaction des statuts d’entreprise. La suite se joue donc sur la structuration économique : comment faire vivre l’activité agricole, les ateliers et le fonctionnement collectif du lieu.

Un projet local qui cherche son équilibre économique

Le développement de l’activité de Laura Guet avance avec celui du Pré du Petit bois. L’équipe travaille avec Alter’Incub Centre-Val de Loire, un incubateur d’innovation sociale présent dans la région depuis 2018, afin d’affiner le modèle économique du lieu.

L’un des enjeux porte sur la rémunération des animatrices, dont Laura Guet fait partie. Une aide a aussi été obtenue pour bénéficier d’un accompagnement par un cabinet spécialisé dans le développement des ressources humaines.

À Saint-Jean de Braye, le projet relie ainsi plusieurs besoins locaux : alimentation de proximité, pédagogie autour de la nature, temps d’accueil pour les familles et soutien à une reconversion professionnelle. Laura Guet résume son étape actuelle sans détour : « Aujourd’hui, je ne regrette rien ! »

Source: Orléans Métropole

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